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Update obligations : Démarrer l’année du bon pied

La fin de l’année dernière a été marquée par les nouveaux records atteints par les actions, ce qui est de bon augure pour les actifs risqués en 2022. Étant donné que ce sentiment positif s’applique autant aux obligations qu’aux actions, nous maintenons sereinement notre surpondération en obligations à haut rendement au détriment des obligations plus sûres.

En résumé

  • Maintien d'une position sous-pondérée en obligations
  • Toujours une préférence pour les obligations d'entreprises
  • Primes de risque (spreads) sur les EMD les plus élevés
Update obligations : Démarrer l’année du bon pied
Update obligations : Démarrer l’année du bon pied

Le dernier sujet brûlant sur les marchés de titres à revenu fixe a été le virage belliciste amorcé par la Réserve fédérale américaine à la fin de 2021. Le changement d’attitude au sein de la Fed joue en faveur de la plupart de nos positions actuelles. Par conséquent, nous avions raison l’année dernière de maintenir une position sous-pondérée en obligations par rapport à la surpondération en actions. Et au sein du segment des obligations, nous avions également vu juste en surpondérant les classes d’actifs plus risquées, surtout la dette d’entreprise du haut rendement et la dette des marchés émergents (EMD) au détriment des obligations de la catégorie « investment grade », où les obligations d’entreprise surperforment également les bons du Trésor américain.

Anticipant le changement de discours de la Fed, à présent avec la hausse de l’inflation américaine, nous avons déjà mis à jour nos prévisions relatives à des hausses de taux plus fréquentes et nous avons décidé de couvrir la majorité de notre risque de duration américain au sein de notre allocation EMD.

Au cours de la dernière semaine de décembre, lorsque les échanges étaient impossibles en raison du manque de liquidités, les rendements du Bund allemand se sont appréciés de concert avec les taux américains. Ils ont maintenant le territoire positif en ligne de mire pour la première fois depuis près de trois ans. Toutefois, nous devons nous attendre à des divergences de politique de la part de la BCE par rapport à la Fed. La Banque centrale européenne devrait maintenir les taux bas pendant encore un bon moment afin d’empêcher les taux européens d’afficher une hausse aussi rapide que celle des taux américains en 2022. Cette décision jouera en faveur de notre allocation en obligations européennes, qui pourra garder sa valeur au moins dans une certaine mesure. Nous continuons de privilégier les obligations d’entreprise, comme nous le faisons déjà depuis un bon bout de temps.

En ce qui concerne notre allocation en obligations plus risquées, la dette des marchés émergents avait commencé l’année 2021 sur une fausse note. Les investisseurs ont commencé à ressentir que l’économie américaine pourrait être en surchauffe et les taux d’intérêt se sont appréciés, mais la classe d’actifs a récupéré la plupart de ses pertes au cours du reste de l’année dernière. Les dernières données économiques à propos de la croissance économique mondiale, le rallye des actions et la réduction des inquiétudes relatives au nouveau variant du coronavirus ont apporté du soutien à la dette des marchés émergents. Étant donné que la dette des marchés émergents affiche les spreads les plus élargis de notre univers d’investissement, nous préférons ne pas sacrifier trop rapidement de telles sources de rendement. La même logique est suivie pour les obligations d’entreprise à haut rendement. Nous avons dès lors décidé de ne pas modifier nos positions dans cette partie du portefeuille, mais plutôt de couvrir le risque de duration de notre allocation EMD, comme nous l’avions mentionné plus haut.

Erik Joly
Erik Joly
Chief Investment Officer
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